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Vers la castration chimique pour les délinquants sexuels à Madagascar.

La castration chimique, également désignée sous le terme de traitement inhibiteur de la libido, représente une méthode visant à réduire l'appétence sexuelle par le biais de l'administration de substances hormonales.

Face à une augmentation alarmante des délits sexuels, le Parlement malgache a récemment approuvé une nouvelle législation qui introduit des peines de réclusion à perpétuité ainsi que la possibilité d’utiliser la castration chimique ou chirurgicale, en fonction de la gravité des crimes commis. [1]

Alors que la castration chirurgicale, impliquant l’ablation des organes reproductifs, est relativement explicite, examinons maintenant en détail l’autre méthode préconisée par cette loi adoptée : la castration chimique.

Castration chimique : Définition et méthodes

La castration chimique, également désignée sous le terme de traitement inhibiteur de la libido, représente une méthode visant à réduire l’appétence sexuelle par le biais de l’administration de substances hormonales.

Ce traitement est spécialement conçu pour diminuer le désir sexuel en modifiant le fonctionnement hormonal. Dans le cas des hommes, la castration chimique intervient en inhibant l’activité gonadique par l’utilisation de médicaments anti-androgènes. Le processus de traitement peut prendre deux formes distinctes : l’administration par voie orale ou par le biais d’injections.

Deux catégories de traitements peuvent être envisagées dans le cadre de la castration chimique :

• Des traitements visant à réduire la production de testostérone, l’hormone masculine, tels que le Salvacyl®.
• Des produits conçus pour empêcher cette hormone de se fixer sur ses récepteurs, comme c’est le cas avec l’Androcur®, déjà utilisé dans le traitement des maladies de la prostate.

le Parlement malgache a approuvé une nouvelle législation qui introduit des peines de réclusion à perpétuité ainsi que la possibilité d'utiliser la castration chimique ou chirurgicale, en fonction de la gravité des crimes commis.

Efficacité de la castration chimique : Une approche controversée

Cette approche a pour objectif de baisser la libido, sans toutefois empêcher complètement les rapports sexuels, tout en agissant sur la réduction des pulsions sexuelles. [2]

De plus, il est important de souligner que la castration chimique est réversible par la simple interruption du traitement médical. Il est également essentiel de noter que ce procédé n’équivaut pas à une forme de stérilisation, et n’a pas pour objectif d’altérer définitivement la capacité reproductive de l’individu.

Plusieurs pays tels que la Russie, l’Indonésie, l’Australie, l’Allemagne ou le Pakistan ont déjà adopté la castration chimique comme punition pour les délits sexuels, y compris la pédophilie. En France, la castration intervient dans le cadre d’une injonction de soin émise par un tribunal correctionnel ou une cour d’assises.

Cependant, le recours à la castration chimique soulève des débats importants, principalement en raison des préoccupations liées aux droits de l’homme. Les questions éthiques entourant cette pratique mettent en lumière des inquiétudes quant à l’atteinte à l’intégrité physique et mentale des individus soumis à ce traitement.

De plus, les effets secondaires potentiels suscitent des préoccupations supplémentaires, nécessitant une évaluation minutieuse de l’équilibre entre l’efficacité de la méthode et ses impacts sur la santé globale et le bien-être des personnes concernées.

La castration chimique à Madagascar

Ainsi, le débat persistant autour de la castration chimique met en évidence la nécessité d’une approche réfléchie et éthique dans l’exploration de ces méthodes visant à traiter les délits sexuels.

Compte tenu du taux moyen national de femmes ayant été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie, établi à 13,6% selon les données de l’EDSMD-V 2021, la Pharmacie Hasimbola exprime son soutien aux initiatives de sensibilisation contre le viol. Cela inclut des campagnes d’information du public sur les conséquences du viol sur les mineurs, le contrôle d’accès à Internet pour les enfants, ainsi que l’éducation sexuelle.