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Quel avenir pour la jeunesse du pays?

Si on s’accorde à dire que la jeunesse constitue l’avenir d’un pays, les perspectives pour Madagascar ne sont guère propices : le social, l’économie, le sanitaire, l’éducation, la sécurité… ne donnent aucun signe positif à même de favoriser l’épanouissement de la grande majorité des jeunes dans un environnement émulatif et porteur d’espoir.

Une jeunesse en danger

Depuis les crises économiques, politiques et sanitaires qui se sont succédé à Madagascar, l’économie est au plus mal et la création d’emplois en pâtît.

Avec une pauvreté n’épargnant plus que la classe des nantis, une grande majorité de jeunes Malgaches font face à plusieurs problèmes bien malgré eux :

  • la grossesse précoce ;
  • la malnutrition ;
  • les violences domestiques ;
  • l’abandon des études, voire la déscolarisation…

Triste réalité aussi que la démission des parents quant à leurs responsabilités, s’en exonérant pour cause de quotidien fastidieux, induisant un déficit de communication ou le manque de contrôle parental. Dans l’autre sens, les valeurs se perdent et le respect et la discipline ne sont plus vraiment à l’honneur.

Par ailleurs, les jeunes malgaches sont aussi en proie à d’autres problèmes plus traumatisants. La recrudescence du Kidnapping et du viol sont devenus les maux de la société les plus effrayants [1]. Imprévisibles, ces actes de grands banditismes ont des conséquences néfastes sur le plan physique et psychologique et portent atteinte aux droits et à la liberté des jeunes.

La prolifération de la drogue est aussi une psychose entravant l’épanouissement des jeunes. D’après une étude du Centre de Cure Aro Aina (CCAA), l’addiction à l’héroïne chez les jeunes est alarmante [2]. L’âge minimal des personnes dépendantes est passé à 13 ans, avec près de 95 % de consommateurs ayant entre 17 et 22 ans.

La jeunesse a donc besoin de soutien et d’encadrement pour faire face à ces défis, afin de réussir pleinement leur insertion sociale et professionnelle.

Des accompagnements pour une jeunesse en déroute

Pour favoriser la réussite de ces jeunes, diverses initiatives sont mises en place. Des ONG telles que OMENA [3], offrent un accompagnement pour nourrir l’estime de soi afin de favoriser des relations saines. C’est une organisation qui aide à briser le cycle de la violence psychologique. Le Projet Jeune Leader [4] quant à lui peut fournir une éducation complète à la sexualité.

Et l’État s’attèle à construire une meilleure société pour l’avenir, en renforçant par exemple l’éducation à la citoyenneté et au civisme (ECC) par le biais du projet Rindra [5]. Outre le volet éducation, ce projet  cofinancé par l’USAID vise à améliorer la capacité de gouvernance, l’efficacité judiciaire, et l’inclusion des femmes et des minorités sous-représentées.

L’entrepreneuriat est un concept qui intéresse de plus en plus de jeunes. Suite aux problèmes d’emploi, les jeunes s’adaptent au marché local et étranger en créant leurs propres entreprises. Toutefois, 80% des initiatives échouent à cause d’un manque d’accompagnement et de financement adapté à leurs besoins [6]. Le programme national “Fihariana[7] est un exemple de moyen pour transformer les projets des jeunes en réalité. Il permet de bénéficier de prêts entre 200 000 et 200 millions d’Ariary ainsi qu’un accompagnement technique dans différents secteurs comme l’apiculture et l’aviculture. Il restera à en mesurer l’impact réel à ce jour.

La Pharmacie Hasimbola étant constituée d’une équipe majoritairement jeune, elle n’a de cesse de les armer en renforçant de manière continue leurs compétences par diverses sessions de formations techniques et de développement personnel.

Une bonne santé pour un meilleur avenir

Les jeunes doivent ainsi s’armer de courage et de détermination pour réussir à surmonter les défis qui les attendent. Ils doivent se préparer physiquement et psychologiquement à prendre en main leur avenir.  À cette fin, la Pharmacie Hasimbola accorde beaucoup d’importance à l’accompagnement des enfants et des adolescents, qui sont les jeunes en devenir, au point de vue santé et bien-être, ce, passant par l’équilibre nutritionnel favorisant une bonne croissance physique et cérébrale, ainsi que l’adéquation de la prise de produits pharmaceutiques avec leurs besoins et son observance.

Se prendre en main

Ce sombre tableau actuel n’hypothèque toutefois en rien l’avenir de la jeunesse malgache quand on voit le dynamisme de certains groupes ou associations de jeunes, ou l’émergence de startups qui misent sur les potentiels de la technologie et de la neuroscience.

En espérant que ceux qui bougent tirent vers le haut par les bonnes pratiques et les exemples de réussite les attentistes et les résignés. A charge pour les entités de bonne volonté de leur apporter un minimum de soutien, tant financier que structurel.